Mali-USA : Signature d’un accord de collaboration scientifique

Notre pays et les Etats-Unis d’Amérique viennent de renouveler leur partenariat dans le cadre du Programme Collaboratif de Recherche Biomédicale entre l’Université des Sciences, Techniques et Technologies de Bamako (USTTB) et les Instituts Nationaux de Santé (INS).

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Keïta et l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique au Mali, Dennis Hankins, ont signé un accord-cadre à cet effet. Cet accord, qui s’étend sur une durée de 5 ans, définit les grands axes de recherche, les différents domaines d’intérêt et le cadre juridique de la collaboration entre nos deux pays.

Le partenariat signé pour la première fois en 1992 est renouvelé tous les 5 ans. Cela a fait du Mali un leader dans l’effort mondial de lutte contre le paludisme. Le renouvellement de l’accord-cadre garantit la poursuite du partenariat durable et renforce les liens de collaboration scientifique entre nos deux pays. Cela a produit des impacts positifs comme en témoignent les résultats depuis 1989.

Par exemple, le Centre international d’excellence en recherche (ICER) est l’un des plus grands projets de recherche collaboratifs internationaux des NIH. Plus de 600 Maliens y travaillent. Le Mali et les États-Unis ont également construit une infrastructure de recherche biomédicale de classe mondiale à l’USTTB.

Les capacités locales de recherche et d’innovation ont permis de publier plus de 450 articles scientifiques. Le laboratoire de biosécurité niveau 3 (BSL-3) du Centre universitaire de recherche clinique (UCRC), créé en 2003, a soutenu la réponse à de multiples maladies comme l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Des scientifiques ont récemment été formés au diagnostic du Covid-19. Le recteur de l’USTTB Prof Ouaténi Diallo a rappelé que la coopération scientifique entre nos deux pays a débuté en 1989 avec une poignée d’enseignants-chercheurs de l’Ecole Nationale de Médecine et Dentisterie (FMOS) et de Pharmacie (FAPH).

Ces pionniers ont eu la brillante idée d’avoir une collaboration scientifique avec leurs confrères américains, s’est-il félicité, avant d’ajouter que ces pionniers ont cru aussi avec les mêmes partenaires au génie malien, en investissant dans la formation du plus jeune. Le diplomate américain a salué les efforts de coopération entre son pays et le nôtre. « Nous sommes très fiers du partenariat américano-malien. Nous espérons que dans les années à venir, la recherche bénéficiera davantage au Mali », a expliqué Dennis Hankins.

Quant au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il a rappelé que des épidémies meurtrières se sont déclarées partout en Afrique. Alors que la maladie Ebola a fait plus de 11 000 morts en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2015, de nouveaux cas de l’épidémie ont été découverts en Guinée la semaine dernière. Et de noter que ce partenariat a permis de créer et d’équiper de nombreux laboratoires aux normes internationales. Il a également permis de former une masse critique d’enseignants-chercheurs maliens.

Ibrahima DIA, Communication Officer